Hotnews
“Antisémitisme: l’Iran fustigé”
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi qu’Israël allait “bientôt disparaître ” tout comme l’URSS, en recevant à Téhéran les participants à une conférence sur l’Holocauste condamnée par la communauté internationale. “Lorsque j’ai dit que ce régime va disparaître, j’ai exprimé ce que les peuples avaient dans leur coeur. Les réseaux du régime sioniste m’ont alors beaucoup attaqué. Mais tout comme l’URSS a disparu, le régime sioniste va bientôt disparaître “, a déclaré M. Ahmadinejad, selon l’agence Mehr. S’adressant aux participants à la conférence sur l’Holocauste, parmi lesquels de nombreux révisionnistes, M. Ahmadinejad a déclaré : “L’Iran est votre pays et le pays de tous les libres penseurs .” ” Aujourd’hui l’Holocauste est devenu une idole pour les grandes puissances. (…) Peu importe que l’Holocauste se soit produit ou pas, peu importe si son ampleur est grande ou limitée, il s’agit d’un prétexte pour créer une base pour agresser et menacer les pays de la région “, a ajouté le Président iranien.
Culture
“Tautou, très très Audrey”
Une belle année pour la nouvelle actrice française, la plus connue au monde. Elle a tourné en 2006, “Da Vinci Code”, une très grosse production et “Hors de prix”, une comédie toute légère.
Amélie Poulain s’efface mais pas le fabuleux destin…
En mai à Cannes, Audrey est face à Tom Hanks en héroïne du “Da Vinci Code”, la superproduction hollywoodienne de 2006. En décembre, Tautou est une belle plante de lobby, portant des robes sexy, et peut-être des bijoux de chez Tiffany dans l’étincelante comédie de Salvadori : “Hors de Prix” ?
“A380 : permis de voler”
par: Dominique Simonet
Le navire amiral de la flotte d’Airbus a reçu, hier mardi, son certificat de navigabilité.
L’A380 obtient ainsi son droit à l’exploitation commerciale, en Europe et aux Etats-Unis.
L’étape est décisive, 20 mois après le succès du premier vol.L’étape n’est pas aussi symbolique et haletante qu’un premier vol, mais l’obtention du permis d’exploitation est d’une importance cruciale pour un nouvel appareil. Mardi 12 décembre, l’Airbus A380, le plus gros avion de série du monde, a obtenu ce qu’on appelle son “certificat de type” délivré par l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) et par la Federal aviation administration (FAA) américaine. Selon les termes de l’AESA, ce certificat “confirme que la conception de l’aéronef est conforme aux normes européennes de sécurité et de protection environnementale. L’A380 peut, dorénavant, être légalement immatriculé et exploité” en Europe, et aux Etats-Unis, grâce à la “validation” de la certification par la FAA. C’est aussi le couronnement de plusieurs années d’efforts de milliers d’hommes et femmes, ingénieurs, techniciens, pilotes, etc., qui se sont attelés au financement, à la conception, à la construction et aux essais d’un appareil neuf représentant, avec ses dimensions exceptionnelles, un saut technologique important.
Depuis 2001
A cet égard, les essais ayant abouti à la certification ont commencé bien avant le premier vol de l’A380, lorsque le numéro de série MSN 001 a décollé, le mercredi 27 avril 2005, à 10h29, de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. En réalité, les essais de systèmes ont commencé en 2001. Le premier appareil, le MSN 001, toujours lui, est resté pendant plusieurs mois sur la chaîne d’assemblage final, où les circuits hydrauliques, électriques et de trains ont été passés au crible. S’en sont suivis des batteries de tests des commandes de vol et des circuits d’alimentation, quant à leur étanchéité par exemple. La cabine elle-même fut soumise à des pressions supérieures de 33 pc à celle régulièrement appliquée lors de la phase de pressurisation, de manière à en mesurer les contraintes. Autre étape fondamentale dans l’obtention de la certification, pendant quatre semaines, le deuxième A380, MSN 002, a subi des vibrations au sol, de façon à évaluer leurs conséquences sur la voilure, les réacteurs et leurs pylônes de fixation, les trains d’atterrissage, etc.
Tests impitoyables
Signe de l’importance de ces phases de tests avancés, deux cellules d’A380 y sont entièrement vouées et ne quitteront jamais le sol. La première, entre les mains peu tendres des spécialistes du Centre d’essais aéronautiques de Toulouse (CEAT), a subi des épreuves destinées à évaluer la résistance de la voilure et du fuselage à des charges normales, semblables à celles rencontrées habituellement lors des différentes phases de vol, et ensuite à des charges exceptionnelles. A Dresde, une autre cellule victime subit les essais de fatigue les plus importants jamais réalisés sur un ensemble fuselage/voilure complet. Les effets de la pressurisation-dépressurisation y sont notamment simulés sur un nombre de cycles de vol bien plus important que ceux susceptibles d’être vécus par un appareil en service régulier.
Rupture partielle
Toute cette campagne “au sol” s’est parfaitement déroulée, à part la rupture partielle d’une aile en février dernier. Celle-ci allait atteindre le seuil de “charge ultime”, qui est 1,5 fois celui de la “charge limite”, soit la plus forte susceptible d’être rencontrée en condition d’exploitation. La casse, sans conséquence sur le programme, eut lieu au-delà d’1,45 fois la charge limite, alors que l’aile avait un débattement de… 7 mètres par rapport à sa position normale. A partir d’avril 2005, une intense campagne d’essais en vol a été entamée, qui, jusqu’ici, a mobilisé 5 appareils, qui ont accumulé 2 600 heures en 800 vols, avec 80 pilotes différents aux commandes. Le but était de tester l’appareil sur de longues distances, de le soumettre à des températures extrêmes, allant des fortes chaleurs du désert du Golfe persique aux grands froids du nord canadien en passant par les hautes altitudes d’Ethiopie et de Colombie. Cette campagne s’est terminée sans encombre, le 30 novembre, par un tour du monde, passant par les deux pôles. Durant cette période, la compatibilité de l’avion avec 38 aéroports a pu être vérifiée. Entre-temps, le 26 mars 2006, un premier exercice d’évacuation grandeur nature a été effectué à Hambourg. On ne sait jamais… Le test a démontré que 853 passagers et 20 membres d’équipage pouvaient être évacués en 78 secondes, soit 12 de moins que le maximum requis. S’il reste quelques éléments à régler, comme la validation du système d’atterrissage automatique et le renforcement de la trappe de train, une étape essentielle vient d’être franchie avec ce permis d’entrer en service commercial. A cause des retards de livraison, il ne sera cependant pas exploité avant octobre 2007, lorsqu’un premier A380 volera aux couleurs de Singapore Airlines.